Le potisha, le Doc et les virgules.

Perdre son souffle, repartir à la charge, crouler sous les virus, être écrasé par les sollicitations des familles, les demandes des patients alourdies pas l’angoisse, par les tweets injurieux gavés de gourous en quête de pouvoir, s’occuper de soi et des siens, sentir le temps d’un printemps trop vite passé sans qu’un point ne permette réellement de s’arrêter !

Et pourtant c’est bien de ça dont il s’agit : être capable de se poser, pour digérer l’épreuve que nous traversons. Redéfinir un sens commun, l’ordre de nos priorités.

Enchaîner les soins est un carcan qui risque s’essouffler, de broyer ceux qui souhaitent au delà de leur force écoper une vague de virus avec trois masques et un potisha. Il faut reprendre des forces, dans les figolus, dans les belles rencontres chaleureuses et virtuelles des réseaux.

La virgule donne de l’air dans les phrases et permet d’aller plus loin. Elle sépare les idées et évite les chevauchements. Seul le point permet de passer à un nouveau paragraphe. Celui de notre avenir commun.

Un air de guitare ou la pause d’un dessin permettent de trouver le second souffle. Ces respirations doivent être préservées si ont veux éviter la lame de fond qui guette les soignants après la tempête.

Chanter la dépression plutôt que de la subir

Publié par Bruno Rocher

Psychiatre addictologue au CHU de Nantes

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :